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Qu'est-ce que le vintage ?
Qu'est-ce que le vintage ?

Qu'est-ce que le vintage ?

Moustaches, bretelles et chemises à carreaux des hipsters, jupes crayon des élégantes citadines d’aujourd’hui, etc. tous ces éléments millésimés (c’est-à-dire littéralement « vintage ») sont caractéristiques de cette tendance rétro bien implantée depuis plusieurs années : la tendance du vintage. Qu’il s’agisse d’effets appliqués sur des photos faites au smartphone de vêtements, de meubles ou de déco, le vintage est partout et se reconnaît à un trait : le « millésime », la marque d’un temps révolu, la nostalgie d’une époque qu’on n’a pas forcément vécue…

Les origines de la tendance vintage


En matière de mode, il y a des cycles. Un style est tendance, à la mode, « hype » (selon les époques), puis tombe en désuétude, devient démodé, kitsch, « has-been » (toujours selon les époques), puis il y a le retour de hype, le revival, etc. Bref : toute tendance neuve est vouée à s’effacer pour mieux revenir.
L’histoire de cette tendance vintage aurait ainsi commencé dans les années 90 à New York où de jeunes femmes fortunées et des modèles auraient développé un style vestimentaire s’appuyant massivement sur des vêtements anciens. Les grandes maisons de couture, sentant le potentiel d’une telle mode, se seraient empressées de rééditer des modèles anciens. La mode était lancée.

Qu’est-ce qui est vintage ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ?


Voilà sans doute ce qu’il y a de plus flou mais aussi de plus amusant dans le vintage : la définition manque cruellement de précision et le sens de cette tendance peut changer selon les personnes. Mais d’une manière générale, on considère que le style doit appartenir à une époque vieille d’au moins 20 ans, voire 30.
Par exemple, si, pendant des années, le vintage se limitait essentiellement au design (vestimentaire, joaillier et mobilier) des années 1930 à 1970, depuis peu, les années 80 font partie intégrante de la tendance vintage.
Ainsi, on assiste peut-être à un raccourcissement des cycles de la mode dû sans doute à une sorte de nostalgie d’un âge d’or fantasmé, le fameux syndrome du « c’était mieux avant », d’autant plus accentué que notre époque connaît des crises nombreuses. Le vintage devient ainsi un refuge chaleureux et connu à des générations de fashionistas en mal de repères.
Quoi qu’il en soit une chose est sûre : un objet, un vêtement, un bijou ou un meuble n’ont pas besoin d’être vieux pour être vintage, il suffit qu’ils adoptent le style d’une époque pouvant être considérée comme millésimée, donc vintage.

Quelques exemples :

  • La plupart des fabricants de mobilier design mise à fond depuis 2013/2014 sur l’esthétique du design des années 50. On trouve donc une quantité incroyable de meubles neufs dont le dessin est plus que fortement inspiré de créations iconiques de l’âge d’or du design.
  • Les fabricants d’appareils photo dessinent désormais leurs boîtiers numériques en référence aux boîtiers argentiques qui ont fait leur succès, il y a 30 ou 40 ans !
  • Les grandes marques de prêt-à-porter (entendez par grande : tout public) ont intégré à leur offre des vêtements dont l’esthétique évoque sans équivoque la mode vestimentaire des années 60 et 70.

Bref, le vintage est tout et partout et ne demande qu’à être investi par des fashionistas pour se renouveler, se réinventer. Car la clé, c’est de ne pas se laisser dicter la tendance, mais de la créer.