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30/07/2017

Comment fonctionne l’inertie thermique ?

En construction, on désigne par inertie thermique la capacité des matériaux à accumuler de la chaleur pour la restituer ensuite, participant ainsi à la fois au confort thermique de l’habitation et aux économies d’énergie. Délicate à mettre en œuvre, en particulier en rénovation, une inertie thermique optimale est en revanche particulièrement adaptée dans un projet de construction. Synthèse sur l’inertie thermique.

Inertie thermique : une histoire de déphasage

Une inertie thermique optimale, dans une maison, vise à fournir de la chaleur quand l’air intérieur se rafraîchit et de la fraîcheur quand l’air intérieur se réchauffe. Pour cela, il faut que le délai de déphasage soit assez important. C’est-à-dire que les matériaux utilisés pour bénéficier de l’inertie thermique doivent pouvoir conserver suffisamment longtemps la chaleur ou la fraîcheur emmagasinées pour ne les restituer qu’au moment opportun.

Les matériaux tels que le béton plein, la brique pleine (crue ou cuite), les enduits ciments, terre ou à la chaux sont les plus adaptés. Et pour cause : c’est la masse des matériaux qui joue ici un rôle capital.

Cloisons, enduits et masses dédiées

En effet, l’un des principes fondamentaux d’une maison exploitant l’inertie thermique est de s’appuyer sur des cloisons possédant une masse suffisante pour accumuler chaleur et fraîcheur et les restituer.

Aussi, que ce soit en rénovation ou en construction, dans les pièces de vie, on privilégiera des cloisons en briques pleines plutôt que des cloisons en placoplâtre. En fond de serre bioclimatique, on pourra également monter un parement en pierre ou en brique pleine contre le mur de fond de serre, dans la même logique.

Enfin, les enduits peuvent également joue un rôle important dans l’inertie thermique d’une maison : les enduits terre, chaux ou, dans une moindre mesure, ciment, constituent ainsi d’excellents compléments pour optimiser l’inertie thermique d’une habitation.

A noter : les dalles, par définition, peuvent constituer d’excellentes masses d’inertie thermique. Les mezzanines, par exemple, peuvent donc être de formidables moyens d’optimiser le confort thermique dans des pièces de vie disposant d’une grande hauteur sous plafond !

Isolants, protection solaire et orientation

Pour que l’inertie thermique joue à plein, il est primordial que les masses exploitées ne soient pas isolées. Moquette, papier peint et, bien sûr, isolant par l’intérieur nuisent à la capacité des matériaux à emmagasiner et restituer chaleur et fraîcheur. L’isolation par l’extérieur ainsi que des enduits à forte masse, comme ceux évoqués dans le paragraphe ci-dessus, sont donc à privilégier.

Enfin, il est à noter que les masses exploitées pour bénéficier d’une bonne inertie thermique doivent être à l’ombre en été, sans quoi elles restitueront beaucoup de chaleur la nuit ! L’orientation et les protections solaires (naturelles ou artificielles) doivent donc être pensées en amont pour éviter ce genre de désagréments !

Comment exploiter l’inertie thermique ?

Exploiter l’inertie thermique a un coût : les matériaux utilisés sont plus coûteux (à l’achat, au transport et à la mise en œuvre) que les matériaux utilisés dans la construction ou la rénovation classique. D’où l’importance d’arbitrer avec finesse la manière de les utiliser.

Certaines entreprises de construction et de rénovation disposent, en interne, de leur propre bureau d’études thermicien, à même de définir la meilleure manière d’utiliser l’inertie thermique dans un projet. Certains architectes sont également spécialisés dans ce domaine. Enfin, il existe des bureaux d’études indépendants qui peuvent réaliser une étude qui sera alors fournie au constructeur ou à l’entreprise chargée de la rénovation.

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